Terre des Hommes

Pour le droit à vivre dignes

Actions

Dans tous ses domaines d’action, Terre des Hommes France est convaincu que la défense et la promotion des droits de l’Homme sont des moyens efficaces pour agir durablement face aux injustices de ce monde et faire que chacun puisse être en mesure de se défendre et revendiquer ses droits. 

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Afin de gagner en efficacité et respecter une cohérence dans nos projets, nous menons une action transversale sur trois niveaux :

Projets de terrain

Terre des Hommes France a un mode d’action partenarial. Nous travaillons en collaboration avec des partenaires associatifs locaux dans les différents pays d’intervention. Eux seuls possèdent l’expertise locale nécessaire et légitime pour mener au mieux les projets sur le terrain. 

Campagnes et plaidoyers

Notre action de plaidoyer consiste à plaider publiquement en faveur d’une cause auprès des gouvernements, des parlements, des médias et de l’opinion publique afin d’influer sur des décisions ou orientations politiques. Pour ce faire, nous construisons un argumentaire ancré dans des valeurs et mettant en avant des mesures concrètes, afin de démontrer qu’une autre politique est non seulement souhaitable mais possible. Nous agissons via des plateformes et réseaux d’influence et en menant des campagnes internationales.

Actions en France

Les adhérents et les bénévoles de Terre des Hommes France sont, pour la plupart, regroupés en délégations départementales (DD). Ils concourent tout au long de l’année à la réalisation des objectifs de l’association, au plan national et international, en réalisant différentes actions de collecte de fonds, de sensibilisation à la solidarité internationale et d’éducation aux droits sur le territoire français.

 

VOIR TOUTES LES ACTIONS

 


 

NOS CAUSES

Droits des femmes

Les femmes ont acquis, bien tardivement, le statut de citoyennes. Mais cette égalité civile et politique n’a mis fin ni aux discriminations de genre, ni aux violences faites aux femmes.

La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes a été adoptée le 18 décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations Unies et elle est souvent décrite comme la Charte internationale des droits et libertés pour les femmes. Elle définit la discrimination à l’égard des femmes et propose des orientations de politique nationale pour lutter contre ces discriminations. Par ailleurs, il existe d’autres textes relatifs aux droits des femmes tout aussi importants : la Convention Belem do Para adoptée en 1994 qui affirme le droit fondamental de vivre dans un climat de non-violence tant dans la vie privée que publique ; la Convention d’Istanbul de 2011 contre les violences faites aux femmes, ou encore le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique, promulguées en 2003.

Toutefois, il existe encore un fossé entre la ratification de ces droits et leur application effective. Au niveau mondial, une femme sur trois a déjà été victime de violences physiques ou sexuelles, principalement exercées par un partenaire intime, tandis que 133 millions ont subi une mutilation génitale féminine. Selon, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les grossesses et les accouchements difficiles sont la 2ème cause de décès chez les jeunes filles de 15 à 19 ans. Ces inégalités sont aussi d’ordre économique : les femmes gagnent 24 % de moins que les hommes à diplôme égal. La France n’est pas épargnée par ces statistiques alarmantes : une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Le risque de violence conjugale est donc plus fort que le risque de cancer ou d’accident de la route. Aussi, il convient de renforcer les droits des femmes dans les domaines politiques, économiques, sociaux et éducatifs. Car donner aux femmes un pouvoir égal aux décisions qui influencent leur vie, c’est leur donner la clef de leur autonomie.


 

Droits des enfants

Au même titre que les adultes, les enfants sont sujets de droit. Mais en raison de leur vulnérabilité, ils disposent aussi de droits qui leurs sont spécifiques. En cela, les droits de l’enfant reflètent une nouvelle vision de l’enfant : ils ne sont plus objet de droit (propriété de leurs parents) mais sujet de leurs propres droits.

Le texte de référence des droits de l’enfant est la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), adoptée le 20 novembre 1989 et ratifiée par 191 états. Il s’agit de la convention la plus ratifiée au monde. Elle étend le principe de dignité humaine fondamentale à tous les enfants, et reconnait notamment l’intérêt supérieur de l’enfant dans les prises de décisions qui le concernent. Depuis, plusieurs protocoles additionnels à la Convention viennent protéger le droit des enfants victimes de situations particulières, comme la traite ou l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. Enfin, il existe aussi la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

Malgré la reconnaissance des droits de l’enfant, ces derniers peinent à être appliqués par les Etats. Aujourd’hui encore, 10 millions d’enfants meurent chaque année avant leur 5ème anniversaire, de malnutrition ou de maladie, tandis qu’un million d’autre enfants sont victimes de la traite. En 2014, 168 millions d’enfants travaillent, parmi lesquels 85 millions sont contraints à des activités dangereuses. Enfin, selon l’ONU, 50% des agressions sexuelles concernent des jeunes filles de moins de 16 ans.


 

Droits des populations autochtones

Les populations autochtones comptent parmi les groupes humains les plus défavorisés dans le monde. Ces populations, appelées également les « peuples premiers », tribaux ou aborigènes, constituent au moins 5 000 groupes humains représentant 370 millions de personnes qui vivent dans plus de 70 pays sur cinq continents.

Le 29 juin 2006, le Conseil des droits de l’Homme a adopté la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, que l’Assemblée générale a entérinée le 13 septembre 2007. Cette Déclaration établit les droits individuels et collectifs des peuples autochtones, notamment ceux ayant trait à la culture, l’identité, la langue, l’emploi, la santé et l’éducation. Elle insiste sur le droit des peuples autochtones à perpétuer et renforcer leurs institutions, leur culture et leurs traditions et promouvoir leur développement selon leurs aspirations et leurs besoins.

Elle interdit également toute forme de discrimination à leur égard et encourage leur participation pleine et effective à toutes les décisions qui les intéressent, notamment s’agissant de leur droit de conserver leur intégrité en tant que peuple distinct et d’assurer librement leur développement économique et social. Cette résolution est juridiquement non contraignante mais représente un réel progrès. Elle s’ajoute à la convention 169 de l’Organisation internationale du Travail (OIT), plus contraignante, qui met en avant les droits de ces peuples.

Exclues des processus décisionnels, bon nombre de populations autochtones ont été marginalisées, exploitées, assimilées par la force et soumises à la répression, à la torture et au meurtre lorsqu’elles se sont exprimées ouvertement pour défendre leurs droits. Par peur des persécutions, elles vont souvent se réfugier à l’étranger, où elles doivent parfois taire leur identité et renoncer à leur langue et à leurs modes de vie traditionnelles.


 

Lutte contre les inégalités

Les inégalités fondées sur les revenus, le sexe, l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, la race, la classe, l’origine ethnique, la religion et les inégalités de chance persistent à travers le monde. En 2016, la moitié de la richesse mondiale est détenue par 1 % de la population de notre planète.

Ce que l’on observe à l’échelle du monde s’observe également au sein de tous les pays.

Ainsi, la part de la richesse nationale possédée par les 1 % ou les 10 % les plus riches retrouve, dans les pays où les données fiscales sont disponibles, les niveaux records du début du XXe siècle. Selon les estimations, 69 millions d’enfants de moins de 5 ans mourront principalement de causes évitables. Les femmes vivant dans les zones rurales ont trois fois plus de chances de mourir pendant l’accouchement que les femmes qui vivent dans les centres urbains. Dans les pays en développement, de nombreuses familles vivent aujourd’hui dans des sociétés où les revenus sont distribués de façon plus inégale que dans les années 1990. Ce ne sont que quelques exemples, mais les inégalités touchent tous les pays du monde.

La réduction des inégalités exige d’importants changements. Il faut redoubler d’efforts pour éliminer la pauvreté et la faim extrêmes, et investir davantage dans la santé, l’éducation, la protection sociale et le travail décent, particulièrement pour les jeunes, les migrants et les autres communautés vulnérables.

Source : http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/inequality/


 

Paix, justice et institutions efficaces

La paix, la stabilité, le respect des droits humains et une gouvernance efficace fondée sur l’état de droit sont des vecteurs importants de développement durable. Nous vivons dans un monde de plus en plus divisé : certaines régions profitent durablement de la paix, de la sécurité et de la prospérité, alors que d’autres sont entraînées dans un cycle de conflits et de violence qui semble sans fin. Ceci n’est en aucun cas inévitable.

Des niveaux élevés de violence armée et d’insécurité ont un effet destructeur sur le développement d’un pays, en entravant la croissance économique et en engendrant souvent des souffrances durables au sein de la population, qui peuvent persister pendant des générations. Les violences sexuelles, la criminalité, l’exploitation et la torture sont également omniprésents sur les lieux de conflits ou sans état de droit. La communauté internationale doit s’engager résolument

Source : http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/peace-justice/

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