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Guatemala – Appui aux populations Mayas

Bonne gouvernance et la démocratie participative

Partenaire local 

Le Mouvement Tzuk Kim-Pop (MTKP) est un réseau informel guatémaltèque créé en avril 1992 et réunissant 4 organisations travaillant avec les populations amérindiennes du Haut-Plateau Occidental sur : l’éducation bilingue (PLSM), la santé (PIES de Occidente), l’économie sociale et solidaire et les droits des femmes (CEDEPEM), le développement agricole avec des cultures endogènes, la souveraineté alimentaire et le respect de l’environnement (Adsosmuh). Le MTKP renforce ses membres en apportant une solide expérience en droits humains et droits des populations autochtones et un soutien technique. Les activités du MTKP favorisent les capacités organisationnelles des populations autochtones, et notamment des femmes et des jeunes pour la revendication des droits humains, la conception de nouvelles stratégies et méthodes facilitant le dialogue et la négociation entre la société civile, les autorités municipales et nationales et la coopération internationale sur le développement « intégral »¹, le plaidoyer pour les politiques publiques concernant les populations amérindiennes, la participation citoyenne dans les processus électoraux ainsi que la recherche multidisciplinaire.

En plus de leurs expériences préalables sur les thématiques du projet, Terre des Hommes et le MTKP ont démontré leurs compétences par les résultats positifs de la première phase du projet.

Ce projet est la deuxième phase d’un projet d’accompagnement de la société civile et des autorités municipalités pour une meilleure gouvernance locale mis en œuvre de juin 2013 à fin mai 2016 par le Mouvement Tzuk Kim-Pop et Terre des Hommes France et cofinancé par l’AFD (Voir vidéo ci-dessous).

¹ On entend par développement « intégral » le développement économique, humain, social et politique.

Contexte

« Le Guatemala est un pays multi-ethnique, multiculturel et multilingue […] encore dans la transition du post-conflit vers un État pleinement démocratique basé sur l’État de droit »¹. Les accords de paix signés en 1996, après 36 ans de conflit armé, n’ont été que partiellement mis en œuvre, le pays « n’a toujours pas dépassé son histoire d’exclusion structurelle et rencontre des difficultés institutionnelles, sociales et économiques majeures, ralentissant le Guatemala pour devenir une société plus équitable et inclusive »².

Parmi les nombreuses problématiques touchant le Guatemala, le projet se focalise sur :

⇒ les droits des femmes notamment leur faible participation dans les espaces de décision et les violences dont elles sont victimes : en 2015, 58 966 plaintes ont été reçues pour violences contre les femmes dont 270 pour féminicide, en augmentation par rapport à 2014 et les statistiques de la police montrent qu’entre 2005 et 2015, 6 376 femmes sont mortes de manière violente avec une impunité pour 88.39% des cas.

⇒ la santé et plus particulièrement les grossesses précoces : en 2014 ont été reportées 71 000 grossesses de femmes de 15 à 19 ans et 5 100 d’adolescentes de 10 à 14 ans. Un enfant sur 5 nait dans le pays d’une mère adolescente et est souvent la conséquence de violences sexuelles (pour 90% des cas, l’agresseur est un membre de la famille et pour 30% des cas, son père).

⇒ les atteintes à l’environnement : 14 des 38 rivières principales et 4 lacs importants du Guatemala sont hautement contaminés ainsi que les sources d’eau potable pour la consommation humaine. Entre 2006 et 2012, il y a eu une perte nette annuelle de 38,597 hectares de couverture forestière du pays.

⇒ la corruption et le détournement de fonds : en 2015, 4 162 cas de corruption ont été dénoncés. 97,04% de ceux-ci restent impunis, et 26% des faits de corruption dénoncés concernent les autorités municipales.

⇒ les droits des populations autochtones : elles représentent plus de 40% de la population, sont parmi les plus pauvres du pays et subissent une très forte discrimination, malgré les accords de paix et les lois existantes marquant la reconnaissance de leurs droits.

¹ European External Action Service and European Commission, Multiannual indicative programme 2014-2020, Guatemala, p.2

² Ibid.

Objectifs

Le projet vise à améliorer la participation citoyenne, la bonne gouvernance locale et le respect des droits dans 6 municipalités ¹ d’une région du Guatemala où la population est à 90% amérindienne et fortement touchée par la pauvreté. Il cherchera à renforcer la participation des femmes et des jeunes dans les espaces de décision, établir davantage de transparence du niveau communautaire au niveau municipal et appuiera les populations pour que leurs besoins en termes de droits des femmes, de la jeunesse, à la santé et à l’environnement, puissent être pris en compte par les autorités municipales.

⇒ Objectif principal : contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population du Haut plateau occidental du Guatemala.

De manière plus spécifique, le projet vise l’objectif suivant : les autorités municipales, les mouvements sociaux de femmes, de jeunes, de santé et d’environnement et les autorités autochtones améliorent la gouvernance et le respect des droits dans 6 municipalités.

¹ Le projet se déroulera dans 6 municipalités de la région du Haut-plateau Occidental de Guatemala : Totonicapán, San Francisco el Alto, Concepción Chiquirichapa, San Martin Sacatepequez, Concepción Huista et Petatán situées sur 3 départements (Totonicapán, Quetzaltenango et Huehuetenango). Ces municipalités sont de taille variable de 10 000 à 149 000 habitants.

Activités

Terre des Hommes France accompagne, conseille et oriente techniquement la mise en œuvre du projet en proposant par exemple des instruments de suivi et d’évaluation, des nouvelles méthodologies ou stratégies à utiliser, etc. Cela contribue au renforcement du Mouvement Tzuk Kim-Pop afin qu’il obtienne de plus grands impacts dans ses actions ou teste de nouveaux outils. Le MTKP de son côté apporte à TDHF son expertise du terrain, des mécanismes de fonctionnement et culture des populations amérindiennes de la région et permettra à TDHF de davantage intégrer l’approche transversale du « Buen Vivir ».

Les activités mises en oeuvre sont les suivantes : 

1/ Renforcement de la participation des femmes et des jeunes dans les espaces de décisions.

⇒ Formation aux droits humains ; Actions de sensibilisation ; Renforcement de capacités ; Échanges d’expérience.

2/ Mise en place d’actions en faveur de la transparence.

⇒ Enquêtes de perception ; Formation sur la transparence dans l’administration publique ; Événements et campagnes de sensibilisation ; Diffusion et mise en place d’outils de redevabilité et de transparence.

3/ Prise en compte dans la gestion municipale des besoins de la population des 6 municipalités, en termes de droits des femmes, de la jeunesse, à la santé et à l’environnement. 

⇒ Ateliers d’identification des problématiques ; Ateliers de formation ; Accompagnement et orientation technique des commissions municipales et autres acteurs clés ; Activités de plaidoyer.

 

Activités du projet menées de 2013 à 2016

 » Cette vidéo a été élaborée grâce au soutien financier de l’AFD. Les idées et les opinions présentées sont celles des organisations et ne représentent pas nécessairement celles de l’AFD  » 

 

Ce projet est cofinancé par 

L’AFD en parle 

 

Télécharger la fiche détaillée du projet

Informations complétementaires

Responsable du projet: Claire De Grave-Basset

Partenaire(s): Mouvement Tzuk Kim Pop

Situation de l'action: En cours

Nous contacter:

tdhf@terredeshommes.fr

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