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Thaïlande – Défense des droits des migrants birmans

Renforcement de capacités juridiques

Partenaire local 

The Foundation for Education and Development (FED) a été fondé en 2000 à Sankalaburi, Kanchanaburi sous le nom GHRE (Grassroots Human Rights Education and Development). Peu après le Tsunami de 2004, l’association a déménagé dans la province de Phan Nga pour développer en urgence des programmes d’aide aux migrants birmans affectés par la catastrophe et ignorés pour la plupart par le gouvernement thaïlandais et les ONG’s. C’est suite à cela, que FED s’est spécialisée dans l’aide durable aux travailleurs migrants birmans et leurs familles.

L’association mène les activités suivantes : 

⇒ Éducation et soutien aux enfants migrants ;

⇒ Promotion des opportunités de travail ;

⇒ Établir des liens durables entre la communauté Thai et birmane ;

⇒ Éducation de la communauté birmane aux droits économiques, sociaux et culturels ;

⇒ Renforcement de capacités des femmes birmanes. 

Contexte

Depuis 2009, Terre des Hommes France poursuit son partenariat avec FED-GHRE dans la région de Mae Sot, à la frontière avec la Birmanie dans le cadre de sa campagne internationale « Destination inconnu ».

Malgré les premières élections démocratiques en 2011 et la libération historique de l’opposante Aung San Suu Kyi un an plus tôt, la Birmanie reste déchirée par les tensions communautaires et les violences militaires. Bien que la situation semble s’améliorer, les Birmans ne cessent de migrer massivement vers la Thaïlande, dans l’espoir d’un avenir meilleur. Dans l’ouest du pays, chaque jour, près de 2 000 personnes se rendent à Mae Sot, ville frontalière de la Birmanie. Aussi appelée « Little Burma », la région de Mae Sot est une zone économique importante où plus de 350 entreprises thaïlandaises emploient 350 000 travailleurs birmans. C’est dans ce centre névralgique du flux migratoire que l’organisation FED a créé son bureau, il y a sept ans, avec le soutien de Terre des Hommes France.

3,5 millions de migrants en Thaïlande et 76 % des travailleurs migrants viendraient de Birmanie, selon l’Organisation internationale pour les migrations.

Les migrants birmans travaillent entre 68 et 83 heures par semaine. Aucun d’eux ne reçoit le salaire minimum de 300 bahts par jour (soit 7 €). Contrairement à la loi, aucun d’eux n’a de jour de congé hebdomadaire.

Arrivée en « terre promise », la plupart des migrants birmans trouvent du travail dans des exploitations agricoles, les usines de textile ou les chantiers de construction. Dans la zone industrielle de Mae Sot, les employeurs connaissent leur vulnérabilité mais surtout leur méconnaissance des lois thaïlandaises. Ils constituent une main-d’œuvre bon marché pour des heures d’un travail acharné dans des conditions difficiles. Alors que depuis 2013, le salaire minimum journalier est de 300 bahts (6,70 €), ces ouvriers ne gagnent que 120 à 150 bahts par jour. Une misère sociale subie par des travailleurs souvent dans la crainte des employeurs ou effrayés à l’idée de perdre leur travail. Victimes de nombreuses violations de droits (renvoi des femmes enceintes, absence de protection lors de l’utilisation de substances toxiques, interdiction de créer des syndicats, absence de soins, etc.), les migrants sont considérés comme « inexistants » par les autorités malgré leur participation active à l’économie du pays.

Objectif

Le renforcement des capacités de la communauté birmane pour la compréhension et la reconnaissance de ses droits économiques, sociaux et culturels.

Activités

Promotion et application locale des droits économiques, sociaux et culturels par : 

⇒ des journées de formation aux droits : étude de cas, ateliers théâtre, tournois de football, journaux, pédagogie interactive ;

⇒ des sessions de formations destinées aux organisations communautaires de base (OCB). Ces OCB permettent des interventions en zones rurales et urbaines directement auprès des populations qui n’ont pas accès aux journées de formation ;

⇒ un centre d’accueil qui fournit logement, nourriture, vêtements et soins pour les plus vulnérables ;

⇒ une action de plaidoyer auprès du bureau de protection du travail.

 

Télécharger la fiche détaillée du projet

Informations complétementaires

Responsable du projet: Claire De Grave-Basset

Partenaire(s): FED (Foundation for Education and Development)

Situation de l'action: En cours

Nous contacter:

tdhf@terredeshommes.fr

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