Terre des Hommes est solidaire de celles et ceux qui sont impactés par l’épidémie de Coronavirus à travers le monde. L’impact de cette crise sur les communautés les plus fragiles est particulièrement préoccupant.

Alors qu’encore peu de cas de Covid-19 ont été recensés dans les pays les moins développés du monde, Terre des Hommes alerte sur la situation des infrastructures de santé dans ces pays qui auront des difficultés à gérer un afflux de personnes malades. Nous sommes également préoccupés par la situation des enfants se trouvants dans des dispositifs humanitaires ou en situation de migration.

Les enfants et familles en situation de précarité économique à travers le monde auront d’avantage de difficultés à se protéger du Covid-19. Nombreux sont ceux qui vivent dans des conditions sanitaires inadaptées et une personne sur trois dans le monde n’a pas accès aux conditions d’hygiène basiques pour se laver les mains au sein de son foyer. Ce chiffre monte à presque trois foyers sur quatre dans les pays les moins développés du globe. L’enseignement à distance sera également difficile d’accès pour les élèves pendant cette crise.

Les enfants vivants au cœur de situation de guerre ou de crises humanitaires sont également plus à risques. C’est ainsi le cas des enfants et jeunes mineurs pris au piège dans les hotspot sur les îles grecques, sans infrastructure de santé pour gérer l’épidémie. On observe également une instrumentalisation du virus par les gouvernements dans le but de refuser aux mineurs demandeurs d’asile leur régularisation. Les problèmes auxquels ces enfants sont confrontés sont aggravés par le défi que Covid-19 pose aux organisations qui les aident, comme Terre des Hommes. Nous nous efforçons d’adapter nos services pour travailler dans cette nouvelle réalité et fournir autant d’assistance que possible aux enfants et aux jeunes avec lesquels nous travaillons.

Terre des Hommes a déjà développé des programmes qui peuvent ralentir la propagation du Covid-19. Le projet Gravit’eau a installé des stations de lavage des mains bon marché à travers le monde, y compris dans des camps abritant des personnes déplacées dans le nord du Nigéria. Ces stations sont un système de recyclage facile à installer qui réduit considérablement le risque de choléra et d’autres épidémies.

En Équateur, Terre des Hommes distribue du désinfectant, des kits d’hygiène et des masques aux enfants et aux familles. Nous intervenons également auprès des populations pour les aider à comprendre les dangers du Covid-19 et comment le virus se propage.

Terre des Hommes a également modifié les programmes existants afin qu’ils puissent se poursuivre pendant la pandémie de coronavirus. En Irak, le soutien psychosocial aux enfants et jeunes déplacés est désormais assuré à distance ou en porte-à-porte.

Nous garantissons en outre que la lutte pour mettre fin aux mutilations génitales féminines ne faiblit pas. Un refuge géré par Terre des Hommes en Tanzanie a accueilli 121 jeunes filles qui couraient un risque accru en raison de la fermeture des écoles. D’autres centres en Ouganda et en Éthiopie demeurent également ouverts, après avoir arrêté les visites et mis en place des mesures pour surveiller la santé des enfants au cours de la pandémie.

Terre des Hommes a également continué à soutenir les enfants et les jeunes en Europe. En Lombardie, en Italie, nous avons ouvert une ligne d’assistance gratuite composée de psychologues pour les médecins travaillants avec des familles vulnérables pendant la pandémie. Nous avons produit un guide sur la promotion de la santé mentale et la prévention du stress chez les enfants en quarantaine, disponible en six langues.

En ces jours difficiles, notre priorité reste les droits et le bien-être des enfants et des jeunes que nous accompagnons. Bien que l’impact que cette crise aura sur eux à long terme soit encore imprévisible, nous serons prêts à les soutenir, à les protéger et à leur donner le meilleur de nos efforts.