Berta Cáceres Flores, militante écologiste et défenseure des droits humains de la communauté autochtone Lenca a été assassinée le 2 mars 2016, après avoir été longtemps stigmatisée et criminalisée dans l’Etat du Honduras. Elle revendiquait le droit à la Consultation libre, préalable et informée reprise dans la Convention 169 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), un droit humain fondamental des Peuples Autochtones face à l’activité des entreprises extractivistes.

Au sein du COPINH (Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras), le mouvement qu’elle avait créé en 1993, elle menait notamment un combat contre le complexe hydroélectrique d’Agua Zarca pour lequel le droit à la Consultation Préalable des habitants n’avait pas été respecté.

Son assassinat est un cas emblématique qui demeure impuni. Entre 2010 et 2016, 123 défenseures et défenseurs de la terre ont été assassiné(e)s au Honduras, où le taux d’impunité s’élève à 96%.

Demain 24 Mai 2017 aura lieu l’audience préliminaire de cinq des huit inculpés dans l’assassinat de Berta Cáceres. Des député(e)s du Parlement Européen ainsi que des organisations de la société civile européenne et hondurienne ont apporté leur soutien aux demandes de sa fille, Bertha Zúniga Cáceres (COPINH) dans sa recherche de justice.

« Nous croyons que le droit à la Consultation Préalable est fondamental pour toutes les communautés autochtones. S’il y avait eu une consultation comme il se doit, peut-être que l’assassinat de ma mère aurait pu être évité », Bertha Zúniga Cáceres (COPINH).