Chaque fin de mois, retrouvez la revue de presse pour les droits humains, proposée par les jeunes forces de notre association. 

Cuba : Des médecins en situation de détresse

La situation des médecins cubains inquiète la communauté internationale et mène au dépôt d’une plainte devant la Cour pénale internationale de La Haye contre l’Etat cubain pour « crimes contre l’humanité pour des faits d’esclavagisme ». De nombreuses règles allant contre les libertés fondamentales des médecins envoyés en mission internationale leurs sont imposées. Ils sont notamment interdits d’abandonner une mission sous peine de trois à huit ans d’emprisonnement. D’autre part, ces médecins sont soumis à un couvre-feu et privés de plus de la moitié de leur salaire. De même, ils sont contraints de falsifier des statistiques de santé afin que le nombre d’interventions réelles soit en perpétuelle augmentation.

(Le Monde, « Plainte devant la Cour pénale internationale pour esclavagisme contre Cuba », publié le 14 mai 2019, par Angeline Montoya, https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/14/plainte-devant-la-cour-penale-internationale-pour-esclavagisme-contre-cuba_5461997_3210.html)

Guatemala : Une sélection arbitraire des candidatures pour les élections présidentielles de 2019

Thelma Aldana, ex-magistrate et ancienne partisane de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG) de l’ONU, a vu sa candidature aux présidentielles 2019 rejetée par la Cour constitutionnelle du Guatemala. La justice guatémaltèque l’accuse d’avoir eu recourt à des emplois fictifs alors qu’elle dirigeait le parquet. Cette décision est considérée par de nombreux observateurs comme un moyen de l’empêcher de se présenter aux présidentielles de 2019. Elle n’est cependant pas la seule dont la candidature a été rejetée : au Guatemala, la justice a déjà empêché près d’une trentaine de candidats de se présenter.

(Le Monde, « L’ex procureure anticorruption écartée de la course présidentielle », publié le 16 mai 2019, par Angeline Montoya) https://www.lemonde.fr/international/article/2019/05/16/guatemala-l-ex-procureure-anticorruption-ecartee-de-la-course-presidentielle_5462970_3210.html

Etats-Unis : L’avortement en débat

Une vague de lois restrictives sur l’avortement s’étend sur plusieurs Etats des Etats-Unis. Le premier projet de loi interdisant aux médecins de pratiquer l’Intervention Volontaire de Grossesse (IVG) sous peine d’emprisonnement, a été adopté le 7 mai 2019 dans l’Alabama. C’est ensuite dans les Etats de Géorgie et du Missouri qu’une loi restrictive sur l’avortement est également adoptée, et cela, même en cas d’inceste ou de viol. Cependant, dans le Missouri, cette loi devrait être invalidée dans la mesure où elle est en contradiction avec l’arrêt de la Cour suprême sur le droit à l’avortement de 1973.

(Libération, « Etats-Unis : le Missouri adopte à son tour une loi restrictive sur l’avortement », publié le 17 mai 2019, par Libération avec AFP, https://www.liberation.fr/planete/2019/05/17/etats-unis-le-missouri-adopte-a-son-tour-une-loi-restrictive-sur-l-avortement_1727890?fbclid=IwAR0x2YkjVCTBIazz3BGvI4eaFHJhbHrGxQ6ELcWVYjiUNGiEP4-HKRMwMMw)

Taiwan : Un grand pas pour la communauté LGBT

A Taiwan, une avancée spectaculaire a été observée pour le continent asiatique avec le récent projet de loi qui concerne la légalisation du mariage de même sexe et qui inclut une section importante sur l’adoption. L’adoption d’un tel projet est loin d’être facile dans la mesure où l’Asie est connue comme étant un des continents les plus intransigeants sur la question homosexuelle.

(The Guardian, « Taiwan est le premier pays d’Asie à légaliser le mariage de même sexe », publié le 17 mai 2019, par Lily Kuo, https://www.theguardian.com/world/2019/may/17/taiwan-becomes-first-asian-county-to-legalise-same-sex-marriage)

Inde : Une porte d’entrée vers l’égalité de genre pour les femmes en Inde

Lors des élections législatives indiennes qui se sont déroulées du 9 avril 2019 au 19 mai 2019, la participation des femmes a été plus forte que celle des hommes. Cette hausse de participation de la part des femmes est la conséquence de leur engagement contre les violences, encore trop nombreuses, exercées contre les femmes indiennes et de leur volonté de participer davantage à la vie citoyenne. Souvent sous-représentées en politique, les femmes ont voulu faire entendre leur voix et ont voté en faveur des programmes qui traitent la question de la sécurité des femmes. Cependant, bien que la force féminine indienne se fraye un chemin vers la justice, le nombre de violences à l’égard des femmes augmente et les condamnations, quant à elles, sont encore trop peu effectives.

(The Guardian, « Les femmes indiennes ont-elles saisi leur chance de voter pour un pays plus sûr et plus égalitaire? », publié le 20 mai 2019, par Mari Marcel Thekaekara.) https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/may/20/india-women-vote-safer-equal-bjp-election