Chaque fin de mois, retrouvez la revue de presse pour les droits humains, proposée par les jeunes forces de notre association. 

Iran : La sentence est tombée pour Nasrin Sotoudeh.

Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne spécialiste des droits humains et militante contre le port du voile obligatoire, a été condamnée le 11 mars 2019 à 33 ans de prison et à 148 coups de fouet par le gouvernement iranien, en plus de la peine de 5 ans qu’elle effectue déjà. Elle est notamment accusée d’“insulte au Guide suprême », de « rassemblement et collusion contre le régime”, ou encore de “propagande contre le système”. Cette décision a touché l’ensemble de la communauté internationale qui demande un réexamen immédiat de la sentence ainsi que la libération de Nasrin Sotoudeh au nom de la liberté d’expression.

(D’après le journal “Le Monde”, En Iran, l’avocate Nasrin Sotoudeh condamnée à une lourde peine, publié le 13/03/2019, par Louis Imbert.)

Soudan : Le combat continue pour le droit des femmes avec Deema Alasad

“Asadoya”, qui signifie “lionne”, est le pseudonyme utilisé par la militante soudanaise, Deema Alasad, dans la révolution contre le gouvernement, accusé de violer ouvertement les droits des manifestants et des femmes, et de fermer les yeux face aux violences fondées sur le genre. Après avoir choisi de militer sur les réseaux sociaux où elle a reçu de nombreux soutiens et où un véritable mouvement s’est formé, c’est aujourd’hui dans les rues qu’Asadoya a choisi de faire entendre sa voix. La militante est devenue l’une des porte-paroles de ce mouvement de révolution au Nord Soudan, où le président Omar El-Béchir a été destitué le 11 avril dernier.

(D’après le journal “Le Monde”, A 24 ans, la militante féministe Deema Alasad participe, dans la rue et sur Twitter sous le pseudo Asadoya, la « lionne », à la révolution au Soudan, publié le 22/04/2019, par Sarah Koskievic.) 

Afrique subsaharienne, Egypte : L’abolition de la peine de mort, l’objectif du continent africain.

Selon le rapport de 2018 d’Amnesty International, la peine de mort serait en voie de diminution depuis 2014. Le continent africain représente 39 % des condamnations à mort et des exécutions dans le monde, malgré la diminution du nombre d’exécutions en 2017 qui s’élève à 993 contre 690 en 2018. Une augmentation de 78 % des condamnations à mort a été perçue en Egypte qui est le pays du continent africain dont le taux de condamnations est le plus élevé. Deux tiers des personnes exécutées en Afrique l’ont été en Egypte sous le gouvernement d’Abdel Fattah Al-Sissi. Si une progression vers l’abolitionnisme est visible au niveau continental, le cas par cas semble démontrer, au contraire, un maintien ferme de la peine de mort. 

(D’après le journal “Le Monde”, Peine de mort : l’Afrique subsaharienne devient plus clémente, l’Egypte s’enfonce dans la répression, publié le 10/04/2019, par Sandrine Berthaud-Clair)

Nicaragua: Daniel Ortega maintient la répression vis-à-vis du peuple.

Depuis un an, la population nicaraguayenne se révolte contre son gouvernement, suite à une réforme proposée par Daniel Ortega, président de la République, concernant la sécurité sociale. Le peuple réclame le départ du chef d’État, qui détient le pouvoir depuis 2007, au vu de la répression exercée et de la dérive vers un « régime totalitaire ». A titre d’exemple, le chef d’Etat a interdit le droit de manifester et a expulsé et dissout toutes les associations et organisations en faveur des droits humains, notamment la CIDH. Néanmoins, pour célébrer l’anniversaire de la révolte, les Nicaraguayens ont bravé l’interdiction de manifester. Le gouvernement a ainsi été contraint d’entamer un dialogue avec l’opposition, également en raison des sanctions financières imposées par les Etats-Unis et l’Union Européenne contre Daniel Ortega. A ce jour, seule la libération de 232 prisonniers politiques à été envisagée entre les différentes parties.

(D’après le journal « Le Monde », Après un an de révolte, le Nicaragua s’enfonce dans la répression, publié le 18/04/2019, par Nicolas Bourcier et Frédéric Saliba.)

 

T.A.